bonjour
Xavier,
aujourd'hui, la brume avait commencé léger, léger, quelques
bandes longues, molles, assoupies le long de la coline, que j'ai pu découvrir
en revenant de mon achat matinal du journal Libération, puis elle s'est
réunie en une seule grande bouillie, entourant tout, et que, levant
la tête de mon travail quotidien, j'ai surpris dans son oeuvre-c'est
une façon de parler-de collage, parce qu'elle collerait ensemble tout
ce qui est disjoint, mais également de confusion, parce qu'elle fondrait
tout et rendrait peu commode le travail du regard qui PLANTE
MON LOGICIEL, classifie, de même que la mémoire, finalement,
dont nous nous sommes déjà entretenus, qui parlerait tantôt
par une langue argentée, caressant les reliefs, entourant et soulignant
les objets et les êtres, et qui un jour, sans que l'on s'en rende bien
compte, déciderait que non, toutes ces séparations n'étaient
qu'artificiel travail de l'intellect, et que le pré du voisin n'étant
en rien différent de son mitoyen, les corps sont faits pour se perdre
dans le sol, les arbres ne sont que des hachures malhabiles, qui voudraient
donner de l'élan au ciel, quand ils ne font que retenir la terre, les
bâtisses, à la tâche de tous les jours, seraient-elles
déjà effondrées qui se cachent derrière cette
suspension de l'eau, et si encore nous voulions rester dans un domaine que
nous avons déjà abordé, celui des mémoires informatiques,
qui laisseront un jour le non-souvenir d'une époque PASPRIS.COM disparue
dans la vitesse, comme un bolide finit par échapper au regard, parce que tout
sera effacé d'elles , ce paysage, de mental devenant numérique,
dernier inventaire avant la grande solde, dernier état avant le désastre,
serait aussi celui d'une purée de chiffres dans le coffre-fort de nos
disques durs, la grande confusion viendrait alors, comme ces molécules
d'eau en désordre ne laissent plus rien ignorer de l'indétermination
qui nous guette, les chiffres feraient déjà le pet, tapis dans
nos ordinateurs, de cette mer étale, sans âge, sans y revenir,
où bientôt ils nous aspireront sur leur surface blanche laiteuse,
cette brume qui n'a plus de nom, sinon celui de l'au revoir.
, et j'étais connecté à l'âme du monde à
travers les mots, le mot de casserole, et le mot de feu et le mot de peu, et le
mot de journal, et celui d'hypertexte, beaucoup moins courant, mais qui n'en
est pas moins important, Ceci est un appel général important que
je lance à toutes les personnes de bonnes volonté pour appuyer
une cause noble.. Une cause qui me tient particulièrement à coeur
depuis longtemps à savoir l'aide aux personnes
incarcérées. On appelle ça aussi la Réinsertion
sociale des personnes incarcérées.. Depuis onze ans, j'oeuvre
dans ce domaine auprès des détenus de la prison de Bordeaux
à Montréal. Avec l'émission radiophonique Souverains
anonymes (diffusée sur plusieurs radios dont CIBL, vendredi 18h) ainsi
que le site web des Souverains www.souverains.qc.ca
www.souverains.qc.ca/flash4.html Cette fois, mon appel concerne les personnes
incarcérées du Cameroun.. Là bas, la situation des
détenus n'est d'aucune comparaison avec celle de "nos
détenus" ici, vous imaginez bien... "De l'autre
côté" est une association d'aide aux détenus du
Cameroun avec laquelle je suis en correspondance depuis quelques mois..
"De l'autre côté" uvre dans le soutien aux
détenus et leurs familles (aides juridiques - financières et
médicales - assistance à la réinsertion sociale). Une
prison de 1500 places accueille 4000 détenus.. On ne fournit qu'un repas
par jour.. etc. "De l'autre côté" mène tout un
combat pour améliorer les conditions de vie dans les prisons de
Yaoundé et Douala, les deux grandes villes du Cameroun.. Un pays pauvre.
"De l'autre côté" a mis en place un programme de
formation appelé Formation/Informatique pour initier certains
détenus à l'informatique pour les préparer à mieux
affronter le marché du travail.. Qu'est-ce qui manque à un tel
programme pour fonctionner..? DES ORDINATEURS.. DES ORDINATEURS...DES
ORDINATEURS.. DES ORDINATEURS.. DES ORDINATEURS.. DES ORDINATEURS.. DES
ORDINATEURS.. DES ORDINATEURS.. DES ORDINATEURS..DES ORDINATEURS.. DES
ORDINATEURS.. Je parle de vos ordinateurs Ceux que vous avez oublié dans
vos sous-sols et qui sont encore fonctionnels. Ils seraient très utiles
encore auprès d'autres personnes qui n'ont pas les moyens de s'en
procurer. Et pourquoi pas les détenus du Cameroun..? Je ne vous ferai
pas un discours sur la situation en Afrique, ni sur l'abondance qui nous
aveugle sur le sort des autres et encore moins sur la société de
surconsommation qui surévalue nos besoins.. Bref.. Vous avez un ordi que
vous n'utilisez plus Il fonctionne encore. Écrivez-moi Je vous dirais
où l'envoyer Merci en leurs noms Mohamed Lotfi anonymes@arobas.net PS:
Ne manquez pas le reportage "Jamais sans mes droits d'auteurs".
Lundi. Macadam tribus. Radio Canada (Montréal 95,1 FM) entre 21h et
22hBonjour a tous, Arrivee vendredi 23/02 a Toulouse 21h00 vol Bruxelles /
Toulouse Sabena SN 3673. Je passe le WE a Toulouse avec et monte ensuite
en Cerdagne. A bientot. Amities Philippe Philippe Rossignol Tel: (30)1 413 35
84 Mobile : (30)93 764 08 97 Mel : info@phiros.com http://www.phiros.com (les
accents ont volontairement l'hypertexte oublies par souci de
compatibilite entre les systemes)Bonjour, Tout d'abord, à présent
vous pouvez suivre la nouvelle épistolaire intitulée
"bonjour," à cette nouvelle adresse: ww.confetti.org/ dans
son habit ecriordi/bonjour/ Ensuite je vous présente ci-dessous la
cinquième lettre commune de "bonjour," atelier
d'écriture partagée. Il manque un mot à vous de le trouvez
? bonne lecture, xavier ---- de tous les jours Bruxelles, le 21
février 2001. Je désirais un texte lacunaire, d'un mot absent
tout au long d'une lettre, avant les lettres absentes, volées ? Un mot
éffacé, dit à la place d'une chose autour de laquelle
s'ordonne le présent de l'espace et du temps comme le soleil innonde le
pare-brise. Un objet parcourant le colimaçon de la vie à la
vitesse d'un gastéropode. Je l'ai trouvé dans un parc comme assis
sur le banc de la banalité. Puisqu'il devait s'absenter, je l'ai
ôté du texte qu'il dictait. Main gauche. L(e/a) ......
couché(e) invite la main. Mais avant qu'il ne soit couvert, l'invitation
est proposée au ...... , de la main gauche, lente, inusitée pour
d'autres tâches que le toucher. Bouche à oreille. Cela commence
parfois par des mots échangés à la vitesse du son. C'est
au ...... de trouver l'écho au miel de l'haleine, de prendre sur le
temps l'espace qui lui convient. Nous parlons ici, alors que sous nos yeux nos
oreilles, maintenant nos ...... , poussent la porte des odeurs luisantes. Leurs
temps polyglottes, détachés des grimaces que la bouche prononce,
articulent le goût à l'odeur à la rondeur lunaire d'une
pupille, au frisson sur la peau. Pourtant nos yeux nos nez nos langues ne sont
plus étrangers à la venue des ...... à ce présent
de la conversation. Nos ..... pénètrent cette constellation de
mots pointés du bout du doigt par cette main gauche. C'est elle qui
invite aussi le bras du partenaire à suivre une sensualité
gantée. Pas à pas. Nos ...... lents que nous avions crus absents
observent le ce tissu de mots l'empressement des choses
évoquées par la langue. La bouche, prétentieux croissant,
nous présente des mots répétés,
réfléchissants l'astre froid des lectures du jours. Paroles
dites. "Nous serions qui nous habille d'accord à propos de
toutes choses à quelques nuances près ?". Yeux
plissés. Les ...... ouvrent leur présence au delà des
rires et des hontes ommises. La courbure d'un ...... rompus d'un fou rire
pour pour l'hiver???offre l'huile des sens, le chemin pour parvenir
à eux est le partenaire de cette danse. Chansons de gestes. Nos gestes
contenus nos mots convenus nous attardent au bord du bar à la recherche
d'une ivresse à nous rompre. La main gauche frôle afin que les
..... levés se fassent face. De ce regard part l'absence. Par les
allées et venues de la nostalgie, cela reviendra dans ce ...... plein.
La main gauche caresse la nuit, toute la nuit. Main droite. Cette main ordonne
les lettres des touches du clavier. A-t-elle perdu la tête ? Le visage
coupée de la carte d'identité oubliée semble regarder ce
...... par lequel elle entre. Quelques heures avant que la lacune ne commence,
j'avais au contact de la chaire, perdu les jambes seins têtes yeux
bouches aines lèvres petites et grandes pour trouver à nouveau un
...... . Mais la main droite impose à la mémoire une vitesse de
frappe qui laisse nos ...... sur le coin d'un lit, loin de la présence
de ce courrier à l'écran. xavier ---- --------------------- Amor
fati xavier leton http://www.confetti.org/ http://www.lettrea.com/ inscription
confettilist - send a mail to listserv@confetti.org - with 'subscribe
confettilist' in the body of the text. - confettilist@confetti.org est
l'adresse pour poster des messages sur la liste. ;) ----fin de message---->
1 : Depuis combien de temps pratiquez-vous l'é-criture? Depuis 1995.
> 2 : Avez-vous d'autres modes d'expression, et si oui, lesquels? Je ne me
reconnais pas dans le terme "mode d'expression". Je parlerais
plutôt de mode d'appropriation. Je ne fais pas de différences
fondamentales entre ce que je produis et ce sur quoi je suis amené
à réfléchir en dehors de ma production personnelle.
L'enjeu n'est à mon avis pas de produire des "objets"
poétiques ou littéraires mais de comprendre le pourquoi du
comment, d'en avoir une connaissance intuitive, personnelle, par
nécessairement communicable. L'é-criture est pour moi un mode
d'appropriation de la connaissance et dépasse de très loin le
cadre de la littérature. > 3 : Comment êtes-vous arrivés
à ce mode d'expression? Je ne sais plus. > 4 : Pourquoi
pratiquez-vous l'é-criture? Sans doute par souci d'économie,
l'ordinateur est un outil puissant de modélisation de la pensée.
De plus, il permet une approche systémique de bien des problèmes.
>
, je cherche, il dit je cherche, mais sait-il ce qu'il cherche
, peut-être que des cailloux blancs sur une surface blanche ne seraient
pas en lieu sûr,
, je suis perdu dans tout ce blanc,
, si per, si perdu,
Bonjour,
Suite à ce que disait Xavier :
a.. Les ventes d'oeuvres électroniques ne passent pas pour l'instant
le cap des
1000 exemplaires. Droits d'auteur
riquiqui. Les seuls qui arrivent à monnayer
correctement leurs créations électroniques sont ceux qui ont un
positionnement
d'artiste, et arrivent à vendre aux enchères (voir Fred Forrest,
et d'autres)
des oeuvres données comme uniques.
Les nouveaux marchands électroniques du
livre, de Zéro heure en Amazone, se
positionnent en éclaireur sur le marché, et ils ne sont pas
forcément les ennemis des écrivains ou cyberécrivains
(désolé pour cette appellation, mais il faut les
différencier quand bien même, ils ont les deux casquettes). Ces
auteurs qui grâce au home-studio peuvent devenir les auto-éditeurs
de leur livres numérisés (conçus à lorigine
pour le papier) ou numériques (le livre de demain hypermédia),
pourraient donc se contenter dutiliser comme une simple prestation annexe
les nécessaires intermédiaires médiateurs (pourvoyant les
postes de correction, finalisation du formatage, communication). Nous pouvons
constater quactuellement, les auteurs papiers se soucient toujours aussi
peu de leurs droits élémentaires, et signent, par exemple, des
contrats avec des éditeurs papier incluant les droits numériques,
sans savoir quils sont en droit de réclamer 50% sur les ventes car
un livre numérisé est un produit dérivé. Cela
nécessite lélaboration dun nouveau contrat cette
fois-ci numérique. Pour la petite histoire, nul nignore que
numériser un livre allège les coûts de fabrication, de
stockage, de diffusion. Les auteurs qui croient encore ne publier que pour le
papier doivent donc réclamer en monnaie sonnante leur dû et ne pas
pâtir dun vide juridique concernant aussi bien le photocopiage, le
copier-collage numérique.
Puisque les NT ouvrent les déb
ats sur les
droits dauteurs, cette liste pourrait servir
à une redéfinition collective. Le copyright
inventé au XIXe siècle par Beaumarchais nest
peut-être pas inaliénable
Et si on lançait sur cette
liste un débat sur la rémunération papier ou
numérique, compte tenu du fait que le débat devient urgent. La
preuve en chiffre ::
a.. 110 millions de livres français étaient en 1999
pilonnés (chiffre emprunté à Jean-Yves Mollier, Où
va le Livre ?)
b.. plus de 90% des ouvrages sont issus de commandes déditeurs (Le
Monde en 2000).
c.. Le nombre dauteurs pouvant vivre de leurs droits tient sur 5 ou 10
mains
(combien pour combien de livres publiés et quel type
doeuvre, dans quel genre de collection (format poche direct à 4,5%
sachant que léditeur touche lui 1 ou 2% sur les ventes !
?
Quel est le seuil de la misère ?).
d.. Les solutions de rémunération sont nombreuses pouvant inclure
:
a.. des droits dérivés
b.. des services (un exemple : les rémunérations pour les
conférences passent du simple au
double quand le principe de gratuité
nest pas appliqué. Les
auteurs ne savent pas ce qu'ils sont en droit dexiger),
c.. le retour du mécénat privé (le rôle des
éditeurs électroniques ne serait-il pas, de trouver des
partenaires financiers dans lindustrie comme cest le cas dans
lart contemporain, ou lors de nimporte quelle exposition
organisée dans nos musées, centres dart et maison de la
culture nationale ),
d.. etc.
Y-a-t-il sur cette liste des juristes, des éditeurs concernés par
ces sujets ? Qui peut fédérer des professeurs et des
universitaires qui accueillent des écrivains pour des débats
?
Il faudrait réunir ces forces vives pour élaborer une
nouvelle charte du droit dauteur
A bientôt,lucie de boutiny www.synesthesie.com/boutiny
--------------------
<
,
ils m'ont poursuivi, depuis les faubourgs de la ville,
,
m'ont pourchassé, m'ont débusqué, m'ont sorti de toutes
mes cachettes,
,
m'ont harcelé, m'ont sommé de le dire, et comme je ne savais pas
quoi, m'ont commencé de frapper,
,
et quoi, que voulez-vous, leur ai-je demandé, et comme eux non plus ne
savaient pas, z'ont continué à me frapper,
,
et comme ils m'avaient cassé les dents, et que pas une ne restait, je
leur ai quand même dit, "vous ne me faites pas mal",
,
et comme ils hésitaient sur la fin à me donner, et comme ils se
querellaient sur lequel d'entre eux tous, je leur ai dit, "vous ne me faites
pas mal",
,
et comme ils se disputaient sur les coups à me porter, sur les insultes
à me crier, je leur ai dit à nouveau, "vous ne me faites
pas mal",
,
vous ne faites pas mal, car je suis déjà mort,
car
tout cela, on me l'a déjà fait, par l'absence, et par l'espace
qui n'est plus occupé, le geste qui n'est plus trouvé, le regard qui n'est plus
donné,