THE BIG KISS - October 10th - Installation/Performance by Annie Abrahams

Gerard Dalmon 08/10/2008

October 10th 2008 7-10 PM at OTO, N6 St. Brooklyn, New York with MTAA.
http://www.tinjail.com/over_the_opening/

Information en français:
http://aabrahams.wordpress.com/2008/10/02/the-big-kiss-en-francais/

"Qu'est-ce qu'on ressenti quand on s'embrasse sans se toucher ? L'acte change-t-il parce que nous le voyons ? Qu'est-ce que ça signifie de construire une image avec sa langue ? Qu'est-ce que c'est le contact dans un monde où tout est médié par une machine ?"

Plan et directions pour aller à OTO:
http://www.tinjail.com/over_the_opening/directions

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Half Full - Half Empty a web-based project by artist Barbara Bloom

Gerard Dalmon 26/06/2008

Dia Art Foundation announces the launch of Half Full – Half Empty, a web-based project by artist Barbara Bloom, the latest in Dia’s ongoing series of online artworks. The project can be seen beginning June 26 at http://www.diaart.org/bloom

Reminiscent of several of Bloom’s favorite forms–still life painting, the radio play, and the Nouveau Roman of the 1950’s—Half Full – Half Empty is a still life that does not remain still: a close up of a table, ordinary yet referring to still life painting. A book, keys, ball, paper, grapes, wine glasses, a gift, and a candle are also visible. These almost still objects have movement in time without any visible agency. On an accompanying soundtrack a dialogue between a male and a female voice is encountered in the form of three parallel running versions of a conversation: Present (two adults,) Future (two old people,) or Past (two children).

In the absence of any visible human hand, the objects on the table that would typically serve as clues or signifiers, as illustrators of the narrative, take on a more central role as conveyors of meaning. The protagonists of the work are the grapes that disappear, the teacup that fills and spills, the candle that lights and later blows out, the glasses that reflect the room where the conversation takes place. The common subjects for what is visible and audible are memory and the passage of time.

As in much of Bloom’s work, absence and inference play a central role. She has come to refer to her works as Visual Innuendo, and has often quoted a saying that goes: “A drink before, and a cigarette after, are the three best things in life.”

Barbara Bloom was born in Los Angeles in 1951; she studied at Bennington College, and with John Baldessari at the California Institute of the Arts. For many years she lived and worked in Amsterdam and Berlin before returning to the United States in the mid 1990s. She has exhibited at the Museum of Modern Art, New York; the Museum of Contemporary Art, Los Angeles; the MAK, Vienna; the Serpentine Gallery, London and other international venues, including the Venice Biennale (1988) where she received the Due Mille Award. She is the recipient of awards from the Guggenheim Foundation, the Wexner Center for the Arts, and the Getty Research Institute.

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Petite histoire de la littérature française, Michel Butor

Andre Paillaugue 16/06/2008

Petite histoire de la littérature française, Michel Butor, Coffret comprenant une Anthologie de la littérature française, 146 pages, 2 films DVD : Sur le livre et Michel Butor et ses livres-objets, 6 CD audio d’entretiens avec Lucien Giraudo, Editions Carnets Nord.

Célèbre d’abord pour ses romans, La modification, L’emploi du temps, Mobile, Michel Butor est aussi un très grand poète, un essayiste, un spécialiste de la littérature qu’il a longtemps enseignée à l’Université de Genève, et un ami des artistes contemporains, avec qui il a souvent coopéré, notamment pour réaliser des livres-objets. Le présent coffret constitue donc un passeport pour aller à la rencontre d’une des figures les plus marquantes des arts et des lettres du second XXème siècle. Dès que l’on feuillette l’Anthologie, on constate des choix qui certes recoupent l’universellement connu, mais reflètent aussi des partis prix originaux, avec leur logique propre, induisant une relation à la littérature inhabituelle, à partir d’un éclairage autre. En témoigne un extrait de la traduction du Prologue aux Mille et une Nuits par Antoine Galland, travail en fait déterminant pour le climat du siècle des Lumières, ou l’extrait final du volume : le trop méconnu « Je vous écris d’un pays lointain » de Henri Michaux. Les choix de l’anthologie sont en résonnance avec les CD audio, où chemin faisant l’écrivain se confie à propos de ses expériences d’écrivain et d’enseignant. Les entretiens abordent non seulement les thèmes et les formes littéraires du Moyen-âge à nos jours, mais aussi l’évolution de la place de la littérature en fonction des techniques et des moyens d’échanges, celle du statut des écrivains et de leurs rapports avec la société et les pouvoirs de leur temps. La voix du grand écrivain nous offre ainsi une pédagogie profondément révélatrice et libératrice, en déplaçant en finesse les clichés et les idées reçues. Mieux qu’un dépoussiérage, c’est une introduction privilégiée à une autre façon, à la fois désabusée et optimiste, de pratiquer la culture, la langue, l’art et les médias.

Dans le même ordre d’idées, le premier film du DVD, Sur le livre, nous rappelle des aspects que nous avons souvent tendance à oublier de l’histoire et de la place du livre dans la structuration de la civilisation occidentale – et dans les civilisations mondialisées actuelles. Où il s’avère que l’écriture et le livre sont un des maillons centraux des économies-monde depuis la haute antiquité. Dans le second film, Michel Butor et ses livres-objets, c’est le poète et l’artiste qui se présente. Il nous fait part de ses joies, de ses malices, de ses doutes, de ses complicités avec des plasticiens, tels Monory, James Guitet, Bernard Dorny, nous murmurant comme dans le reste du coffret un vaste propos en demi-teinte sur notre présent et notre avenir probables ou improbables.

Que le système actuel de l’édition et du livre en tant qu’institution/moteur politico-économique des sociétés risque ou non de s’effondrer un jour, chacun des livres-objets de Michel Butor constitue du reste, en quelque sorte, une préfiguration de ce dont rêvent bon nombres de poètes et artistes qui ont choisi de s’adonner à la création numérique. A ceci près que Butor conçoit délibérément ces objets en vue d’une évolution prochaine du statut et de la matérialité du livre : le partage entre l’écrit matériel et virtuel étant très probablement appelé à changer les réalités et les pratiques actuelles, on peut parier que l’art et les artistes pourront, voire devront, s’emparer beaucoup plus qu’ils ne le font aujourd’hui de la conception, de la fabrication et des contenus du livre-papier, en vue de remplir la mission de nous maintenir en éveil et de nous aider à ne pas perdre de vue les dimensions fondamentalement matérielles de notre condition. Bref, peut-être un pari contre la prophétie hégelienne de la fin de l’art…

Andre Paillaugue

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Le "Son d'amour" de la revue DOCKS

Xavier Malbreil 20/05/2008

La sortie du dernier numéro de la revue DOCKS, titré "Le son d'amour" devrait donner lieu à des liesses intergalactiques, comme même l'annonce de la fin du réchauffement climatique, de la déforestation, de la surexploitation des ressources marines, la fin encore et surtout de tous les conflits de la misère, n'en mériteraient pas autant, c'est dire!

A quel point cet opus ne peut que soulever l'enthousiasme d'un amateur de littérature, arts visuels, arts soniques, tous médias qui, comme le préfacent justement Akénaton "ne se remplacent pas, mais s'ajoutent en se spécifiant", il n'y a que la lecture, le visionnage, l'écoute des trois objets regroupés au sein de ce numéro unique, revue papier, CD-Rom, DVD-Rom qui permettront de le mesurer.

C'est ce que je fais, depuis que j'ai reçu la revue, et que j'invite chacun à faire, en la commandant par exemple auprès de

Akénaton, 7 rue Miss Campbell, F20000 AJACCIO, ou en se rendant sur le site

http://www.sitec.fr/users/akenatondocks/

N'ayant pas encore tout lu, ni tout vu, spéciales mentions pour certains textes comme celui d'Hervé Brunaux, qui mêle la quotidienneté d'un bonheur domestique, et le fracas du monde, ce qui est une façon très juste de se placer au centre de cette thématique ; Eléonore Ledibois, avec un texte en SMS, qui parvient à rester du début à la fin intrigant et captivant ; et le texte aussi de certains e-crituriens comme Julien d'Abrigeon, tout dans la concision et l'élégance ; Gérard Dalmon, qui se joue avec malice d'un moteur de recherche ; Philippe Castellin, pour l'humour d'un piano jeté par la fenêtre qui produirait ...? ; bref, impossible de tout citer... sans oublier que certains textes semblent à peine sortis de la chambre d'un étudiant...mais c'est justement cela qui fait le charme tout particulier de DOCKS : cet incroyable mélange du très abouti, du très fort (certains visuels de la revue papier valent vraiment les quelques pesos qu'elle demande, comme ceux de Giovanni Fontanna, Marius Grygielewicz, Samuel Bester, Brian Mura, etc...) et du très nul, très banalement déconstruit, très irritablement sans ponctuation (pour cacher le sans intentions?), très platement sans syntaxe, sans article, sans ...rien, mais certainement pas sans nombril.

etc ...etc... en laissant beaucoup de etc... vides à remplir soi-même.

Xavier m


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Internet mon amour, par Annie Abrahams

Xavier Malbreil 29/04/2008

Internet mon amour
Deuxième séance
Kit de survie dans un monde P2P

http://www.internetmonamour.fr/

Dimanche 11 mai 2008
Centre Pompidou
18:00-20:00 dans le cadre du cycle Troisième Œil, petite salle, entrée libre.

Invités : Alain Prochiantz, neurobiologiste, Michel Bauwens, président de la P2P Foundation et Annie Abrahams, artiste

Jamais il n'avait été possible de voir et/ou contrôler à distance et dans l'instant d'aussi vastes territoires (humains, objets ou signes) depuis un même point, qu'il s'agisse d'un centre de commandement, du siège d'une multinationale ou d'un moteur de recherche. Jamais non plus les échanges horizontaux n'avaient permis l'émergence de nouvelles formes de savoir et d'organisation à la Wikipédia. Alors que les internautes transgressent allègrement les lois (« tous pirates ! »), les entreprises prennent la place des gouvernements sur les questions de vie privée… Ces mutations s'accompagnent d'une crise d'identité profonde, soit que les individus ne se reconnaissent plus dans les édifices hiérarchiques (Etats, organisations commerciales, etc.), soit que les échanges non hiérarchisés ne représentent pas (encore) une réalité tangible pour eux. Peut-on imaginer de s'affranchir du centre physique, comme le suggèrent les développements des protocoles du P2P (peer to peer, pair à pair ou point à point, les transferts d'informations d'un ordinateur à un autre) dans la future version de l'Internet (IPv6) ?

Comment vivre dans un monde pair à pair, de qui à qui et d'où à où? Pour leur deuxième édition, les rencontres « Internet mon Amour », à l'initiative d'«artisans» du réseau (chercheurs, artistes, critiques, observateurs et activistes), invitent à croiser les regards : Annie Abrahams, net-artiste sensible, qui, au travers de performances on et offline, interroge la part organique des échanges virtuels, Alain Prochiantz, neurobiologiste professeur au Collège de France, qui a mis à jour certains phénomènes d'échanges intercellulaires (des échanges P2P biologiques ?) et Michel Bauwens, président de la Fondation P2P qui défend un modèle non-hiérarchique d'interaction sociales) rapprocheront leurs visions d'un corps social et d'un corps biologique en cours de redéfinition.

Après une première séance, « Faut-il avoir peur du Web 2.0 ? », en février dernier autour de Geert Lovink, théoricien des médias, les rencontres «Internet mon amour» tissent des liens entre réseaux immatériels et monde de la pensée (écrivains, biologistes, philosophes). Parce que les enjeux culturels, économiques, politiques, sociaux et identitaires d'Internet dépassent ses acteurs.

Les « artisans » d'Internet mon amour: Olivier Auber, chercheur, Xavier Cahen, net-artiste, Agnès de Cayeux, net-artiste, Géraldine Gomez, curatrice au Centre Pompidou, David Guez, artiste hacktiviste, Valentin Lacambre, figure de l'Internet indépendant, fondateur d'Altern et Gandi, Nathalie Magnan, tacticienne des médias et cyberféministe, Albertine Meunier, net-artiste, Annick Rivoire, créatrice du site Poptronics, Anne Roquigny, curatrice nouveaux médias, Cyril Thomas, historien de l'art.

Une production du Centre Pompidou en partenariat avec Poptronics , l'agenda des cultures électroniques.

Si vous ne voulez plus recevoir de mes nouvelles, répondez à ce mail avec "non" dans le sujet.

Bien à vous

Annie Abrahams

--

http://www.bram.org
http://aabrahams.wordpress.com/

 

 

 

Rencontre à la SGDL

Xavier Malbreil 09/04/2008

Bonjour,

La SGDL est heureuse de vous inviter à la prochaine rencontre du 15 avril à 19 heures à l’hôtel de Massa.

A travers les interventions de 4 auteurs et acteurs historiques dans le champ des littératures numériques, cette manifestation se propose de mettre en évidence aussi bien la limite de certaines fascinations que le tournant actuel vers le numérique dont l’horizon a été ouvert aux expériences littéraires.

L’usage de l’informatique n’opère pas seulement un déplacement du support mais transforme la possibilité créatrice poétique et littéraire.

C’est ce que Philippe Boisnard illustrera avec les performances et projections des travaux de Philippe Castellin, Jacques Donguy, Philippe Bootz et Alexandre Gherban.

L’entrée est libre, n’hésitez pas à faire circuler cette invitation.

Bien cordialement.

Cristina Campodonico
Responsable Communication et Action culturelle

Société des Gens de Lettres
38 rue du Faubourg-Saint-Jacques
75014 Paris
Tel: 01 53 10 12 15
 

 

 

Au Salon du Livre de Paris

Xavier Malbreil 10/03/2008

Le Salon du Livre de Paris ouvre cette année grandes ses portes à une problématique du rapport entre littérature écrite et littérature sur support numérique.

le programme des débats. Présence annoncée de William Gibson himself le samedi 15 à 16 h!


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La création numérique en danger

Xavier Malbreil 04/02/2008

La création numérique est mise en danger en France par la réduction des aides et subventions - qui déjà étaient squelettiques pour ce domaine!

Maintenant, ce sont les quelques emplois créés péniblement dans les Espace Culture Multimédia qui sont remis en cause par la baisse brutale des subventions dédiées à ce domaine.

Que l'on pense à ce qui se fait dans des pays européens - Autriche (festival de Linz), Allemagne, etc... ou au Québec et l'on aura vaguement honte...

Voici donc un appel à signer ici

pour protester contre le recul des subventions de façon particulière et contre le recul de l'audace et de l'imagination de façon plus générale.

Voir également la contrelettre de mission (du Conducator à la ministre de la culture), ici


XM


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Performance "A gesture through the flames" de Helen Varley Jamieson

Gerard Dalmon 25/01/2008

Nous vous invitons à participer le lundi 28 janvier, 20h fuseau horaire de Paris, à la dernière web performance de la saison 2 de Breaking Solitude, un projet de panoplie.org et Annie Abrahams.

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"A gesture through the flames" de Helen Varley Jamieson
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Dans cette performance il est question de l'impossibilité d'avoir une conversation direct et honnête sur la solitude avec les morts.

Helen Varley Jamieson est une auteure, une praticienne du théâtre et une artiste numérique. Elle entreprend actuellement un masters en arts (recherche autour de sa pratique de cyberformance) à l' University of Technology du Queensland. Elle est un membre fondateur de la troupe, globalement dispersée, de cyberformance Avatar Body Collision, et a collaboré dans et contribué à divers autres projets d'art en ligne. http://www.creative-catalyst.com/

Pour participer n'oubliez pas de vous inscrire préalablement sur le site:
http://panoplie.emakimono.org/index.php/projets/voir/15

Vous pouvez aussi assister sans participer et sans vous inscrire.


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Ré-ouverture du site e-critures

Xavier Malbreil 15/01/2008

Après quelques mois de silence, dus à des problèmes techniques, le site e-critures est de nouveau ouvert.

Ouf!

Grâce aux compétences de Benoit Blanquet et Maxime Leconte, tous deux élèves-ingénieurs à l'Université de Technologie de Compiègne, toutes les imperfections qui empêchaient le site de bien fonctionner ont été résolues. Grand merci à eux. Merci également à Gérard Dalmon, qui signe le design minimaliste et élégant de ce site.

A présent, E-critures est prêt pour de nouvelles aventures. Prêt à accueillir de nouvelles œuvres, de nouveaux textes, de nouvelles annonces.

Prêt à être l'agitateur vigilant et exigeant de notre discipline, à savoir la littérature informatique, numérique, électronique.

Si le futur est à écrire, le passé n'est pas effacé : toutes les œuvres et les textes qui avaient été confiés au site sont toujours là, référencés, accessibles.

Le rôle que tenait E-critures, et qu'il tiendra dorénavant sera donc d'accueillir, de soutenir, de faire connaître tout ce qui a trait aux œuvres ayant un rapport étroit avec la littérature et qui ne seraient pas possibles sans l'utilisation d'un ordinateur.

Ce qui est nouveau par rapport au premier site, c'est ce que vous êtes en train de lire, l'édito, que nous nous chargerons de rendre aussi représentatif que possible des différentes sensibilités de notre discipline.

Voilà, maintenant, c'est à vous.

XM


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